Sommet scientifique de FAST

Sommet scientifique de FAST

(Fondation pour la thérapie du Syndrome d’Angelman)

4 et 5 décembre 2020

Le sommet scientifique de FAST s’est déroulé de manière virtuelle et a permis à tous les pays de participer.  FAST-France a organisé le sous-titrage et nous les en remercions.

Syndrome Angelman-France a participé à la première journée qui concernait la recherche. Voici un rapide survol des nombreuses et très intéressantes interventions des scientifiques et des laboratoires pharmaceutiques engagés dans le travail de recherche de thérapies pour le Syndrome d’Angelman.

  • Insistance sur la complexité du SA, non seulement à cause des cinq types génétiques mais aussi de chaque individu. La variété des types de crises épileptiques dans ce syndrome est aussi source de difficultés. Il est pourtant intéressant de ne pas négliger l’EEG qui est un fort facteur prédictif de la cognition.  Tous ces éléments montrent l’importance du travail en amont de la recherche fondamentale et la recherche de médicaments.
  • Rôle des familles très important dans la recherche, en particulier dans les stades d’expérimentation mais aussi en amont.

Question posée préalablement aux familles : quels sont les éléments qui vous paraissent les plus difficiles à gérer au quotidien ? Sur quels aspects du syndrome voudriez-vous qu’une thérapie agisse ? Les réponses ont montré que ce ne sont pas forcément les mêmes aspects qui préoccupent le plus au quotidien ou sur lesquels les familles désirent une thérapie. Le meilleure exemple le comportement, si difficile au quotidien mais pas l’élément le plus important quant à la thérapie souhaitée. Donc tout un travail avec les patients et les familles est indispensable pour orienter les recherches dans la meilleure direction, mieux les cibler, y compris dans la recherche de médicaments.

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  • Les tests d’évaluation de la personne proposés actuellement ne correspondent pas du tout aux Angelman car tous ont pratiquement les mêmes résultats, effet plancher, très bas ne permettent donc pas de cibler des thérapies (l’évaluateur ne peut compléter beaucoup d’item (puisque la majorité des énoncés ne s’applique pas aux Angelman) Un test spécifique a été créé aux Etats UNIS : ORCA (Observer-Reported Communication Ability). Ce test commence à être traduit dans d’autres langues. (La recherche pour un traitement peut finalement apporter du bonus dans d’autres domaines).
  • Les différentes stratégies de thérapie:
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+ remplacement du gène/protéine, par un virus adéno-associé ou utilisation d’un Lentivirus avec HSC (cellule souche hématopoëtique)

+ activation du gène paternel : ASO (Antisens oligonucléotides), ATFs, CRISPR (familles de séquences dans l’ADN), shRNA. Vers une thérapie ciblant un long ARN non-codant https://scholar.google.fr/schhp?hl=fr&as_sdt=0,5.

+ cibles en aval : thérapie par l’augmentation de GABA pour améliorer la motricité, le sommeil, les apprentissages et la mémoire, une supplémentation de la cétone pour diminuer l’épilepsie et améliorer apprentissages et mémoire, hormones (IGF-2) pour corriger les défaillances des synapses, médicaments anti-inflammatoires, régénératifs etc.  

  • Chaque projet thérapeutique peut être bénéfique de différentes manières et chaque individu peut bénéficier des différentes approches. Toutes les options doivent être entièrement exploitées.
  • Les méthodes d’investigation sont les modèles murins (souris, rats) et les organoïdes (cellules, neurone, cerveau miniature).

Les organoïdes (cerveaux miniatures) peuvent être créés à partir de cellules de patients représentant tous les génotypes. Ces cellules sont des cellules de la peau ou du sang. Elles sont reprogrammées en cellules-souches pour créer un organoïde pour chaque génotype.

  • Il a été abordé et expliqué le long processus de création d’un médicament et la complexité des problèmes qui se posent comme :

+ le problème des dosages : le plus souvent, cela se fait par des statistiques alors qu’il faut individualiser les dosages surtout pour les maladies neurologiques qui sont les plus complexes à soigner.

+ la complexité du syndrome et la nécessité que tous les génotypes puissent bénéficier d’une thérapie.

+ le problème d’injection d’UBE3A : trouver la bonne dose… et la plupart se ferait par injection dans la moelle épinière.

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  • Une entreprise de biotechnologie a présenté l’intelligence artificielle pour utiliser les médicaments déjà existants. Ce que l’homme mettrait des années à mettre en relation, l’intelligence artificielle le fait beaucoup plus vite. D’où recherche de thérapies par des médicaments déjà existants et qui fonctionnent pour des maladies ou troubles et mis en relation par recoupement. Les médicaments peuvent être à moindre prix être reconvertis pour développer des traitements pour les maladies rares qui sont, rappelons-le, au nombre de 7000.
  • Les avancées des différents médicaments potentiels ont été présentés par les laboratoires pharmaceutiques et ont permis de voir où chacun en était.

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